DON’T MOVE

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DON’T MOVE

Terreur immobile

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USA. 2024. Réal.: Brian Netto et Adam Schindler. Scén.: T.J. Cimfel et David White. Prod. : SamRaimi, Sarah Sarandos, Christian Mercuri, Alex Lebovici et Zainab Azizi. Photo : Zach Kuperstein. Mus.: Mark Korven et Michelle Osis. Mont : Josh Ethier. 1h32. Avec : Kelsey Asbille, Finn Wittrock, Moray Treadwell, Daniel Francis. (Netflix).

 

Iris, une jeune femme désespérée qui s’apprête à se suicider en forêt fait la connaissance d’un homme étrange qui la convainc de ne pas passer à l’acte. Mais le bon samaritain est en réalité un psychopathe chevronné qui a pour habitude d’injecter un agent paralysant à ses victimes avant de les tuer…

 

Produit par Sam Raimi et réalisé par Brian Netto et Adam Schindler, Don’t Move est un thriller horrifique reposant sur un high concept alléchant. Après un générique très graphique, le réalisateur pose rapidement le contexte en nous présentant une héroïne au bord du gouffre qui, devant l’adversité, va reprendre en main son existence dans l’espoir de survivre face à un psychopathe parfaitement organisé. Le fait que le tueur inocule un produit chimique à sa victime, produit qui va la paralyser peu à peu, accentue évidemment la tension que véhicule l’histoire. Le concept, pourtant attrayant sur le papier, n’est cependant pas pleinement exploité et laisse un sentiment d’inachevé. Le suspense est néanmoins bien présent et certaines scènes font leur petit effet, en témoignent ce moment où la protagoniste principale dévale la rivière ou encore ce passage où elle est recueillie par Bill qui tente de la protéger. La personnalité de Richard, en outre, est particulièrement troublante et sème souvent le malaise, en particulier quand il a ses accès de violence donnant lieu à des exécutions brutales. L’interprétation de Finn Wittrock, figure récurrente de la série «American Horror Story», est, en ce sens, remarquable, le comédien incarnant, avec force et conviction, cet assassin froid et machiavélique. Face à lui, Kelsey Asbille campe avec brio Iris, rôle délicat s’il en est car immobile durant une bonne partie du récit. Des atouts qui, à l’arrivée, contribuent à faire de Don’t Move, une série B attractive à défaut d’être mémorable.

 

 

Erwan BARGAIN

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