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TIME CUT
Un slasher en mode voyage dans le temps
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USA. 2024. Réal.: Hannah Macpherson. Scén.: Hannah Macpherson et Michael Kennedy. Prod.: Matthew Kaplan et Christopher Landon. Photo : Tony Mirza. Mus. : Anna Drubich. Mont.: Ken Blackwell et Joe Landauer. 1h30. Avec : Madison Bailey, Michael Shanks, Griffin Gluck, Antonia gentry. (Netflix).
Sans le vouloir, une adolescente de 2024 remonte le temps jusqu’en 2003, quelques jours avant le meurtre de sa sœur aînée, assassinée par un tueur masqué. Pourra-t-elle la sauver sans modifier le futur ?
Imaginez un film à mi-chemin entre Retour vers le Futur et Halloween et vous aurez une petite idée de ce que propose Time Cut, petite série B mise en boîte par Hannah Macpherson et produite par Christopher Landon. Destinée aux jeunes adolescents et dotée d’un casting allant dans ce sens (Madison Bailey est l’une des têtes d’affiche de la série à succès «Outer Banks»), cette production oscille en effet entre horreur (modérée) et science-fiction, espérant ainsi tirer son épingle du jeu et afficher une certaine singularité. Si sur le papier, le projet semblait assez alléchant, le résultat, à l’écran, laisse un sentiment mitigé. Le métrage commence ainsi tambour battant et ne cherche nullement à jouer sur l’atmosphère et la dimension psychologique de l’histoire, l’objectif évident étant de concevoir un pur divertissement. Et, en certains points, la réalisatrice parvient à atteindre son but, notamment dans les scènes de comédie. Les moments de tension et de suspense, pour leur part, sont nettement moins réussis et peinent à générer des frissons. Hormis peut-être auprès des jeunes spectateurs. Si certaines questions morales sont abordées en filigrane (via le fait, notamment, que l’héroïne soit une enfant conçue in-vitro), les conséquences liées au paradoxe temporel sont sommairement abordées et le scénario n’est pas exempt d’incohérences. Mais peu importe, Time Cut n’entend pas bouleverser le genre, mais seulement se fondre dedans pour offrir un spectacle susceptible de toucher sa cible. S’appuyant sur une dernière demi-heure riche en rebondissements, le film, au final, se laisse regarder, même si la fin ouverte laisse entrevoir un second opus dont la nécessité reste à prouver.
ERWAN BARGAIN





