LA PALMA, arrivée sur Netflix, est une excellente mini-série-catastrophe (ou survival) de 2024 composée de 4 épisodes de 50mn chacun. C’est une série norvégienne, tournée sur place à La Palma, dans les iles Canaries, l’histoire d’une famille norvégienne en vacances dans ce coin de paradis prise au piège lorsqu’un chercheur découvre des signes inquiétants d’éruption volcanique au centre de l’ile, et la menace d’un gigantesque tsunami. L’ile ayant déjà été frappée par le passé par l’éruption d’un volcan et la ligne de faille qui existe réellement, sont des éléments qui confèrent un réalisme certain à cette série, du moins quant à son thème. Mais surtout, les personnages sont attachants (c’est à la fois une love-story familiale et une love-story émouvante entre deux adolescentes)(les héros sont imparfaits, chacun révélant ses faiblesses, et donc, on s’y intéresse), et ainsi, on se sent concerné par ce qui leur arrive. Les prises de vue sont magnifiques et les effets spéciaux brillants et convaincants. C’est une série passionnante à regarder, du début à la fin, qui aborde plusieurs sujets nous interpellant. Le suspense est constant, et l’émotion de chaque instant. C’est un thriller familial apparenté à la SF (type le «Earthquake» de 1974 et tous les films et séries qui ont suivi) (la situation est cependant parfaitement crédible, encore une fois la prédiction d’un tsunami étant ici réelle) (on ne peut s’empêcher de penser aux terribles évènements s’étant produits en Asie il y a quelques années, et des images-choc vus à la TV) qui peut être visionnée d’une traite le week-end.
Vivement recommandé, donc, parce qu’on passe un bon moment. Ce n’est pas la première fois que les cinéastes scandinaves s’avèrent à la hauteur de ce type de récit. Ils font derechef la démonstration éclatante de leur talent.
(Alain Schlockoff)



