EXHIBIT#8

EXHIBIT#8

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Un found-footage au-dessus de la moyenne

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Pays-Bas. 2022. Réal.: Ruben Broekhuis. Scén.: Ruben Broekhuis, Monique van Kessel et Sarah Offringa. Prod.: Monique van Kessel. Photo : Kees Riphagen et Thiemo van Dam. Mus. : Vidjay Beerepoot. Mont. : Kees Riphagen. 1h16. Avec : Nastaran Razawi Khorasani, Claudio Magaña Torres, Mike Reus, Jennifer Evenhuis (Shadowz).

 

Née en Bosnie et arrivée enfant dans un centre de réfugiés en Hollande, Aisha s’associe à Elias, un caméraman engagé, afin de retrouver la trace de son frère aîné, ayant mystérieusement disparu vingt-cinq ans auparavant. Mais leur enquête va les entraîner dans engrenage mortel…

 

Sorti en salles uniquement au Pays-Bas et projeté au festival Fantasporto en 2023, Exhibit#8 est le premier long-métrage du réalisateur néerlandais Ruben Broekhuis. Le film débute comme un énième found-footage (ce qu’il est) laissant craindre le pire. Pourtant, le réalisateur, dans cet exercice de style, parvient, au fil du récit, à tirer son épingle du jeu grâce notamment à un scénario plus habile qu’à l’accoutumée qui se caractérise par sa dimension humaine. La première demi-heure du film se contente ainsi de poser la situation et les deux personnages principaux, à savoir Aisha, qui cherche son frère, et Elias, un documentariste qui l’aide dans ses investigations. Des investigations qui sont assez passionnantes et qui prennent peu à peu une tournure aussi angoissante qu’inattendue. Et ce, jusqu’à une dernière partie sous tension qui nous dévoile les tenants et les aboutissants de cette sordide histoire dont le dénouement glace le sang. Cette progression dramatique et ce suspense allant crescendo confèrent un intérêt certain à Exhibit#8 qui, contrairement à beaucoup de productions de ce type, ne repose pas sur une mise en scène totalement hystérique (évidemment caméra portée et vidéos granuleuses sont parfois au programme) et possède même des qualités visuelles incontestables, comme en témoignent les images de la campagne hollandaise prises par drone. L’interprétation, en outre, est bien meilleure que la plupart des films se rattachant à ce sous-genre, les comédiens s’avérant tous très convaincants. Autant d’atouts qui font de cette petite série B une œuvre tout à fait recommandable.

 

ERWAN BARGAIN

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