THE RADLEYS

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THE RADLEYS

Pauvres Vampires !

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Royaume-Uni. 2024. Réal.: Euros Lyn. Scén.: Talitha Stevenson d’après le roman de Matt Haig. Prod.: Debbie Gray. Photo : Nanu Segal. Mus.: Keefus Ciancia. Mont.: Jamie Pearson. 1h55. Avec : Damian Lewis, Kelly Macdonald, Sophia Di Martino, Bro Bragason. (Paramount+)

 

Les Radleys semblent être une famille comme les autres. Mais derrière les apparence, les membres du clan cachent un terrible secret : ce sont en effet des vampires abstinents qui, par morale, ont décidé de ne plus s’abreuver de sang humain. Mais quand l’oncle débarque sans prévenir au sein du petit clan, leurs convictions vont rapidement être ébranlées…

 

Réalisée par Euros Lyn, qui auparavant a dirigé des épisodes de «Black Mirror» et «Doctor Who», The Radleys est une comédie vampirique qui laissera de nombreux spectateurs sur leur faim. Il faut dire que cette adaptation d’un roman de Matt Haig est loin de répondre aux attentes et semble constamment hésiter entre humour et horreur sans jamais parvenir à convaincre. Le film commence ainsi de manière assez classique, le réalisateur se contentant de nous présenter les différents membres de la cellule familiale et de poser le contexte. Une entrée en matière relativement sympathique mais qui, avouons-le, manque de rythme. Et le rythme est justement l’un des principaux défauts de ce métrage dont certaines scènes traînent tellement en longueur qu’elles en deviennent ennuyeuses. Le cinéaste réussit, par moments, à rendre palpable ce malaise persistant qui pèse sur le clan et nous gratifie de quelques passages intéressants. Mais le manque d’épaisseur psychologique des personnages et les trous d’air qui émaillent le scénario gâchent quelque peu les efforts déployés pour rendre captivante cette histoire sans surprise. Heureusement, le casting est plutôt convaincant, les comédiens, qui pour certains paraissent en roue libre, parvenant à faire oublier les faiblesses scénaristiques, à l’image de Kelly Macdonald, qui tire son épingle du jeu dans le rôle de la mère luttant contre sa nature profonde. En résulte, à l’arrivée, une production inaboutie et dont la durée excessive (1h55), rebutera une partie du public.

 

ERWAN BARGAIN

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