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BIENVENUE A UTOPIA
Au bonheur des hommes
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(Utopia). USA. 2024. Réal.: James Bamford. Scén.: Ian Neligh et Steven Paul. Prod.: Steven Paul. Photo : Frank Meyer. Mus.: Rich Walters. Mont.: Trevor Mirosh. 1h31. Avec : Moe Dunford, Charlotte Vega, Charlotte Vega, Michael D. Xavier, Alix Villaret. (Paramount+).
Suite à la disparition inexpliquée de son épouse, un ancien soldat d’élite soupçonne une société d’être à l’origine d’un trafic d’êtres humains. Pour mener l’enquête, il s’infiltre ainsi dans un parc d’attraction futuriste, où les femmes ne sont là que pour le plaisir des hommes…
Réalisé par James Bamford (surtout connu comme cascadeur), Bienvenue à Utopia est une production sans véritable envergure qui se distingue par le propos féministe qu’elle déploie. Le film démarre sur les chapeaux de roues par l’égorgement d’un homme à coup d’épée, puis l’intrigue prend rapidement forme et on découvre Utopia, monde où tout sonne faux et où les femmes sont réduites à l’état de potiches. Quant à la gent masculine, elle fait peine à voir et apparaît comme égoïste et totalement égocentrée, laissant libre cours à ses désirs et pulsions les plus abjectes (certains clients choisissent de se déguiser en officiers nazis pour faire semblant de revivre la Seconde Guerre mondiale). Ce parc d’attraction futuriste est évidemment dirigé par des hommes qui envisagent les femmes comme des marchandises, des produits mis à disposition de riches clients désireux de satisfaire leurs fantasmes. Le but est de proposer l’amante idéale, qui ne dit jamais un mot de trop et qui assouvit tous les désirs. Si le propos est intéressant, il est martelé avec une telle insistance que cela en devient pesant. Certes, Bienvenue à Utopia présente quelques bonnes idées, mais il possède parallèlement de nombreux défauts, à commencer par un récit, reposant sur une trame peu originale et tournant souvent en rond. Le script, en effet, évoque des œuvres comme Les Femmes de Stepford et Westworld notamment, et dégage une indéniable impression de déjà-vu. Quant à la réalisation, elle est fade et sans relief et accentue le sentiment d’ennui que l’on peut ressentir à la vision de cette série B à réserver aux seuls inconditionnels.
ERWAN BARGAIN




