Sur nos écrans
NOVOCAINE
Fais-moi mal
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USA 2025. Réal.: Dan Berk et Robert Olsen. Scén.: Lars Jacobson. Prod.: Adam Friedlander, Joby Harold, Tory Tunnell, Julian Rosenberg et Drew Simon. Mus.: Andrew Kawczynski. Photo : Jacques Jouffret. Mont.: Christian Wagner. Avec : Jack Quaid, Amber Midthunder, Ray Nicholson, Jacob Batalon, Betty Gabriel, Matt Walsh. Durée : 1h50mn. Dist.: Paramount Pictures.
SORTIE : 14 MARS 2025.
La vie de Nate est terne et bien rangée, entre son boulot à la banque et ses parties de jeu en ligne dans son appartement solitaire. C’est que Nate a peur de tout. Affublé d’une maladie génétique qui l’empêche de ressentir la douleur, il évite tout accident ou autre danger qui pourrait s’envenimer sans même qu’il s’en rende compte. ll évite même de manger solide de peur d’ingurgiter sa langue par inadvertance ! Seulement voilà, un soir, il conclut avec Sherry, la nouvelle employée qui est l’objet de ses rêves depuis des mois. Quand le lendemain, elle est enlevée lors d’un braquage, il décide de tout faire pour la sauver. Quitte à se lancer dans une course-poursuite sous forme de jeu de massacre dont il est la première victime…
Novocaine est une comédie trash et sanglante qui part d’une idée simple : plutôt que de subir sa maladie, Nate peut en faire une force. Une sorte de super-pouvoir qui transforme le tout en film de super-héros, à la différence près que le surhomme n’en est pas un : s’il n’a pas mal, son corps s’abime grandement au fur et à mesure. Quant à son comportement, il reste celui d’un monsieur-tout-le-monde plongé dans un univers de violence et d’action qui n’est pas le sien, mais avec une volonté inébranlable.
Le film n’est pas parfait, certains changements de comportements sont au mieux trop rapides, au pire très difficilement crédibles. Est-là l’important ? Novocaine se veut une épopée très fun et violente, parsemée d’idées les plus sadiques les unes que les autres dont la première victime est le héros, et ce pour notre plus grand plaisir. À cela s’ajoute un humour prononcé basé sur le décalage permanent entre les situations de plus en plus dangereuses et les répliques d’une naïveté et d’une politesse absolues de Nate.
Dans ce rôle de peureux poli et maladroit, Jack Quaid excelle, rejoignant ainsi son personnage de Hugh dans la série «The Boys», la dimension dramatique en moins. On rit, on détourne parfois les yeux pour éviter les os qui craquent et le sanq qui gicle, on est transporté par cette frénésie d’action revigorante. Avec en prime un clin d’œil au film Kickboxer qui fera sourire les aficionados.
Franck Gombert




