UNTIL DAWN

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UNTIL DAWN

À L’AFFICHE

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Massacre infini

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U.S.A. 2025. Réal.: David F. Sandberg. Scén.: Blair Butler et Gary Dauberman. Prod.: Asad Qizilbash, Carter Swan, David F. Sandberg, Lotta Losten, Roy Lee, Gary Dauberman et Mia Maniscalco. Directeur artistique : Andras Body, Annamária Orosz et Miklos Selmeczy. Mus.: Benjamin Wallfisch. Mont.: Michel Aller. 1h43. Avec : Ella Rubin, Michael Cimino, Ji-young Yoo, Odessa A’zion et Belmont Cameli. Dist: Sony Pictures.

SORTIE : 23 AVRIL 2025

 

À la recherche de sa sœur disparue, Clover et son groupe d’amis roulent jusqu’à un camp de vacances isolé dans les bois. Massacrés un par un, tous se réveillent au crépuscule et comprennent qu’ils revivront la même nuit de terreur en boucle tant qu’ils n’auront pas survécu jusqu’à l’aube…

Until Dawn avait tout du projet périlleux, en trahissant le concept-même du jeu vidéo qu’il adapte, où les choix du joueur modifier l’histoire minute après minute. Ici, le réalisateur David F. Sandberg (révélé par Dans le noir, Annabelle 2 puis les deux volets de Shazam !) et ses équipes ont trouvé la pirouette scénaristique idéale pour ne pas tomber dans le banal décalque. Entre Vendredi 13 et Un jour sans fin, le film s’avère très ludique de par sa capacité à renouveler en permanence les sources d’effroi et les mises à mort. D’autant que ces dernières bénéficient d’un soin tout particulier sur l’aspect technique, avec l’utilisation d’effets pratiques particulièrement convaincants, sans jamais tomber dans le piège de la boucherie numérique. Séquence après séquence apparaît un long-métrage minutieux, ultra-référencé et généreux dans ses saillies gores.

Sauf que ce soin apporté à la technique s’avère très limité par l’écriture. À trop vouloir rassurer les fans du jeu, le duo de scénaristes s’embourbe dans des dialogues sur-explicatifs, comme s’ils se devaient de justifier tous leurs choix narratifs. Par conséquent, au lieu de lâcher les chevaux sur le gore, le film progresse au ralenti. Et si cette structure s’avère bienvenue durant le premier acte, posant les enjeux humains et donnant quelques sueurs froides, la succession de révélations s’avère maladroite, atténuant dès lors l’atmosphère malsaine et la violence des situations. Très divertissant, Until Dawn réjouira tout de même les adeptes de slashers grâce à ses amusantes idées de mise en scène.

 

Louis Verdoux

 

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