FEAR STREET : PROM QUEEN

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FEAR STREET : PROM QUEEN

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Être reine à tout prix

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USA. 2025. Réal.: Matt Palmer. Scén.: Matt Palmer et Donald McLeary d’après les livres de R.L. Stine. Prod.: Peter Chernin et Jenno Topping. Photo : Mark Gyory. Mus.: The Newton Brothers. Mont.: Christopher Donaldson. 1h31. Avec : India Fowler, Suzanna Son, Fina Strazza, Lili Taylor. (Netflix).

 

En 1988, alors que les élèves du lycée de Shadyside se préparent pour le traditionnel bal de fin d’année, plusieurs filles sont en concurrence pour décrocher le titre de Reine du soir. Lori, une candidate inattendue, décide de se présenter. Et à partir de là, les morts s’accumulent autour d’elle…

 

Quatrième volet de la série de films tirés des romans de R.L. Stine, Fear Street :  Prom Queen est comme les trois premiers métrages de cette franchise, une réussite. Si l’histoire n’a rien de révolutionnaire et applique les codes du slasher, son traitement est particulièrement abouti pour un teen movie horrifique. Pour son deuxième long-métrage, après le très bon Calibre, Matt Palmer (également co-auteur du scénario) signe, en effet, une série B de qualité qui se suit avec plaisir, grâce, notamment, à une héroïne touchante qui doit composer avec un passé familial compliqué. Ainsi, la manière de montrer le harcèlement scolaire qui, dans les années 80, ne disait pas son nom, est très bien rendue et ne fait que renforcer l’empathie que l’on peut ressentir pour la jeune Lori. La concurrence acharnée entre les filles qui souhaitent remporter le prix de reine du bal renvoie également à notre ère des réseaux sociaux où l’image et le physique comptent plus que le fond et l’humain. L’époque, en outre, est très bien restituée et les références au cinéma d’horreur sont nombreuses, notamment via de petits détails (cf. l’affiche de L’Enfer des Zombies accrochée au mur de la chambre de l’amie de Lorie…) et la B.O. qui, évidemment, est à l’avenant. Le film, de plus, se montre généreux en matière de gore et, des coups de hache ou incision au couteau, ne lésine pas sur les effusions de sang, ce qui ravira à coups sûrs les amateurs. Alors certes, le dénouement ne présente guère de surprise et peut paraître un brin téléphoné. Reste que l’interprétation, dominée par India Fowler (vue dans la série «The Agency» et parfaite dans le rôle de Lori) et le rythme qu’imprime le réalisateur à son récit emportent l’adhésion et font de Prom Queen une agréable série B qui se visionne avec plaisir.

 

ERWAN BARGAIN

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