THE ANDY BAKER TAPE

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THE ANDY BAKER TAPE

 

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Une affaire de famille

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USA. 2022. Réal.: Bret Lada. Scén.: Bret Lada et Dustin Fontaine. Prod.: Caitlin Borek et Arthur Giamalidis. Photo : Caitlin Borel, Bret Lada et Dustin Fontaine. Mus.: Matt Dubrow. Mont.: Bret Lada. 1h10. Avec : Bret Lada, Dustin Fontaine, Caitlin Borek. (Shadowz).

 

Jeff, un blogueur culinaire, est parti, avec son demi-frère dont il venait de faire la connaissance, pour une tournée gastronomique censée changer leurs vies. Mais personne ne les a jamais revus et seules subsistent les dernières images qu’ils ont filmées…

 

Avouons-le : le pitch de The Andy Baker Tape laissait craindre un found-footage de plus et n’avait, sur le papier, rien de très séduisant. D’où la petite surprise que représente ce film qui, sans s’imposer comme un monument de ce sous-genre cinématographique, a le mérite de le servir du mieux qu’il peut. Durant les vingt premières minutes, le réalisateur nous présente les deux protagonistes principaux au gré de séquences parfois très amusantes (quand Jeff et son frère jouent à Fruit Ninja pour de vrai) qui permettent de les humaniser. D’autant que la relation qui se tisse sous nos yeux entre les héros est plutôt bien rendue et qu’elle est servie par une interprétation de qualité. Comme souvent dans ce type d’entreprise, il ne se passe pas grand-chose durant la première demi-heure qui est avant tout centrée sur les rapports naissants entre les deux frangins. Des rapports dans lesquels s’insinue, par petites touches, le malaise, notamment en raison du comportement d’Andy qui se fait peu à peu envahissant. La principale force de The Andy Baker Tape vient ainsi de la volonté du cinéaste à ancrer son histoire dans le drame familial et à développer l’aspect psychologique de son récit.  Bret Lada ne cède pas aux sirènes du jump scare, bien au contraire, et ce parti pris s’avère payant, la dernière partie de projection étant particulièrement intense et sortant des sentiers battus. Récompensée dans de nombreux festivals de cinéma indépendant (notamment par des prix d’interprétation), cette production, au maigre budget, s’impose à l’arrivée comme une série B des plus acceptables que l’on visionne sans déplaisir car ne durant qu’une 1h10.

 

ERWAN BARGAIN

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