THE ELIXIR
Zombies en furie
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(Abadi Nan Jaya). Indonésie. 2025. Réal.: Kimo Stamboel. Scén.: Agasyah Karim, Khalid Kashogi et Kimo Stamboel. Prod.: Edwin Nazir et Kimo Stamboel. Photo: Patrick Tashadian. Mus.: Fajar Yuskemal. Mont.: Fachrun Daud. 1h56. Avec: MikhaTambayong, Donny Damara, Eva Celia Latjuba, Dimas Anggara. (Netflix).
Un élixir de jouvence n’a pas l’effet escompté sur ses utilisateurs qui se transforment en zombies avides de chair fraîche. Rapidement, toute une horde de contaminés déferle dans la ville. C’est dans ce contexte chaotique qu’une famille dysfonctionnelle tente de survivre…
Inutile de le nier : The Elixir laisse un sentiment mitigé. Réalisée par Kimo Stamboel, coréalisateur de l’excellent Macabre, cette production indonésienne laissait penser que nous aurions pu avoir affaire à un mixte en The Substance et un zombie movie bien sanglant. Malheureusement, du concept de départ il ne reste que la seconde option. Et pour cause, tout l’aspect quête de jeunesse éternelle est expédié en deux temps trois mouvements dès les premières minutes du métrage qui, par la suite, joue à fond la carte de l’action horrifique. Une carte que le cinéaste, avouons-le, abat avec efficacité même si le scénario dégage un air de déjà-vu. Face à cette histoire de survie et à ces infectés rapides comme l’éclair, on pense notamment à 28 jours plus tard et à ses suites, ce qui altère considérablement l’originalité qui aurait pu caractériser l’entreprise. Passé ces réserves, on peut aisément se laisser prendre au jeu, le spectacle proposé par Stamboel étant des plus plaisants si on ne cherche pas de message philosophique ou sociologique. Car ici, le sang coule à flot et les corps des victimes sont mis à rude épreuve, le réalisateur n’étant pas avare sur le gore, bien au contraire. En cela, les effets spéciaux sont des plus convaincants et participent à l’intérêt que dégage cette production qui, en dépit de son aspect un peu répétitif et de quelques longueurs (le film aurait gagné à être plus court), marie avec habilité action et violence graphique et n’hésite à surprendre le spectateur en sacrifiant ses protagonistes de manière très brutale. Quant au dénouement, sombre et désespéré, il apporte incontestablement un petit quelque chose en plus au film. En résulte du cinéma pop-corn, fun et amusant, à défaut d’être réellement mémorable.
ERWAN BARGAIN









