PREDATOR : BADLANDS
Le plus dangereux des gibiers
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USA. 2025. Réal.: Dan Trachtenberg. Scén.: Dan Trachtenberg, Patrick Aison, Jim Thomas, John Thomas. Prod.: John Davis, Marc Toberoiff, Ben Rosenblatt, Brent O’Connor. Photo : Jeff Cutter. Mus.: Sarah Schachner, Benjamin Wallfisch. Mont. : Stefan Grube, D. Trachtenberg. Effets visuels : Olivier Dumont. 1h47. Avec : Elle Fanning, Dimitrius Schuster-Koloamatangi, Reuben de Jong, Michael Homick, Rohinal Nayaran. Dist.: The Walt Disney Company France.
SORTIE : 5 NOVEMBRE 2025
Un Predator, se trouvant face à face avec une fille blonde, la prend par le col et la soulève. Un changement de plan nous dévoile la vérité : il ne s’agit que d’une moitié de corps scié sous la taille. Ce qui ne l’empêche pas de sourire puisque Thia, c’est son nom, est une androïde. Dont on verra plus tard les jambes autonomes courir pour retrouver son haut… Il ne s’agit pas d’un pastiche, mais d’un métrage très sérieux où, aucun humain de chair et d’os n’étant présent à l’écran, tous les protagonistes peuvent à l’envi être mis en pièces en ne perdant qu’un peu d’huile. Cette lointaine suite du premier Predator, dont les protagonistes ont reparu dans six films ultérieurs aux résultats divers, nous présente Dek, un adolescent Yautja que son père expédie sur la plus dangereuse des planètes de l’univers afin de prouver sa valeur en rapportant comme trophée la tête d’un Kalish, monstre épineux réputé immortel et qu’on voit effectivement se reconstituer à peine a-t-il été décapité. Mais Dek n’est pas le seul à vouloir sa peau, car la compagnie Weyland, dont on a fait connaissance dans l’Alien de 1979, a envoyé sur la planète un corps expéditionnaire destiné à capturer de son côté la bête pour en étudier les capacités régénératrices. Si cette tentative d’élaborer en une saga galactique cohérente différents éléments non prévus au départ pour être assemblés, la presque totalité du métrage est néanmoins vouée à la lutte permanente de Yautja pour se débarrasser de tout ce qui lui tombe sur le dos, lianes serpentiformes coriaces, ptérosaures agressif, mastodontes cuirassés et on en passe – une galerie de monstres dont on peut chercher les modèles aussi bien dans les Godzilla que dans les écrits du maître en la matière, A. E. van Vogt. L’originalité de cette mouture est cependant de nous présenter un Predator adolescent presque sympathique, yeux papillonnants, faciès très adouci par rapport à ses précédentes incarnations et formant un duo acceptable avec l’androïde Thia, qui n’est autre que la sœur clonée de Tessa, cette dernière faisant partie des véritables méchants. À savoir, ce qu’on a compris depuis Avatar, les capitalistes terriens dont le seul but est d’accaparer tout ce qui peut être exploitable sur les planètes étrangères. Rien de très original certes, mais du classique bon teint, un condensé de SF aux effets spéciaux et panoramas planétaires spectaculaires, que Dimitrius Schuster-Koloamatagi sa peau rugueuse et Elle Fanning deux fois robote nous font accepter efficacement.
Jean-Pierre ANDREVON


