TURN ME ON

nos collections

TURN ME ON

VOD

TURN ME ON en exclusivité sur la plateforme UniversCiné à partir du 17 novembre.

Screenshot
Screenshot
Screenshot

TURN ME ON

L’Amour leur va si bien

****

USA. 2024. Réal.: Michael Tyburski. Scén.: Angela Bourassa. Prod.: Sean Bradley, Toby Nalbandian et Gregory Schmidt. Photo : Matt Mitchell. Mus. : Nate Heller. Mont. : Matthew C. Hart. 1h39. Avec : Bel Powley, Nick Robinson, Nesta Cooper, Justin H. Min. (UniversCiné).

 

Dans une communauté vivant loin de tout, les émotions humaines sont contrôlées grâce à une pilule que les gens prennent quotidiennement. Joy et William, un jeune couple, décident, un jour, de ne pas avaler le traitement et découvrent alors pour la première fois de leur vie la joie, l’amour et le sexe…

 

Une dystopie satirique à mi-chemin entre Le Meilleur des Mondes et Fahrenheit 451. Voilà comment son réalisateur, Michael Tyburski, présente Turn Me On, œuvre qui, indirectement, en dit long sur l’état de nos sociétés actuelles. S’appuyant sur des décors minimalistes et quasi cliniques et une grammaire cinématographique à la fois sobre et rigoureuse, basée sur des plans fixes et une caméra évitant les mouvements inutiles, le cinéaste livre un métrage qui semble, de prime abord, dénué d’humanité. Une approche en accord avec le thème abordé et surtout avec la communauté qu’il nous dépeint et qui baigne dans l’absurdité la plus totale comme en témoigne cette question qui revient continuellement tout au long du récit « Vous êtes satisfait ? » ou encore ces livraisons de bébés programmées. Faisant dans un premier temps froid dans le dos, ce monde, si extrême, prête peu à peu à sourire, le réalisateur et sa scénariste introduisant l’humour progressivement et au travers de situations parfois embarrassantes (cf. quand Chris et Sam souhaitent échanger de partenaires). Certains passages sont à la fois drôles et touchants, à l’image de cette scène où les deux héros ont leur premier contact sexuel ou encore quand ils font l’amour devant leurs «amis» pour leur montrer quel bien cela fait. Ce qui ne nuit nullement à la dimension romantique du récit, elle aussi, très bien amenée et renforcée par le dénouement, poignant, et contribuant à l’intérêt de l’histoire qui nous est contée.  Le film bénéficie, en outre, d’une interprétation de qualité dominée par Bel Powley et Nick Robinson, formidables dans les rôles de Joy et William et qui sont pour beaucoup dans la réussite de cette production épatante nous interrogeant sur ce qui constitue notre humanité. A l’arrivée, Turn on Me se révèle être une dystopie tragi-comique aussi déroutante que fascinante qui, du fait de son rythme lent et de ses partis pris artistiques, ne fera pas l’unanimité mais qui, parallèlement, ne laissera pas insensible. Un futur film culte logiquement récompensé au festival de San Sebastián.

 

Erwan Bargain

dernières actualités

soutenir l'écran fantastique

Soutenez les projets fantastiques de l’Ecran Fantastique ! Nous avons besoin de vous !