LA MAIN SUR LE BERCEAU

nos collections

LA MAIN SUR LE BERCEAU

 

VOD

Screenshot
Screenshot
Screenshot

Un remake inégal

**

(The Hand That Rocks the Cradle). USA. 2025. Réal.: Michelle Garza Cervera. Scén: Micah Bloomberg d’après le scénario d’Amanda Silver. Prod.: Ted Field, Mike Larocca et Michael Schaefer. Photo: Joe Willems. Mus.: Ariel Marx. Mont.: Julie Monroe. 1h45. Avec : Maika Monroe, Mary Elizabeth Winstead, Raul Castillo, Mileiah Vega. (Disney+).

 

Mère de famille aisée mais absorbée par son travail, Caitlin Morales, qui vient de donner naissance à son deuxième enfant, embauche Polly, une nourrice pour l’épauler dans son quotidien. Elle va rapidement se rendre compte que la jeune femme n’est pas ce qu’elle prétend être…

 

Sorti en 1992, La Main sur le Berceau, de Curtis Hanson, s’est rapidement imposé comme un thriller horrifique culte ayant offert à Rebecca de Mornay l’un de ses rôles les plus mémorables. Aussi, inutile de nier que bon nombre de spectateurs ont accueilli avec une certaine circonspection l’annonce de la mise en chantier d’un remake de ce classique des 90’s. Et ce, même si aux commandes de l’entreprise, on retrouve Michelle Garza Cervera, réalisatrice mexicaine s’étant fait remarquer avec son premier long-métrage, l’excellent Huesera. Les premières minutes, qui permettent de planter la situation, laissent augurer un métrage de bonne tenue. Malheureusement, les choses commencent à se gâter par la suite, en particulier quand la personnalité des deux protagonistes féminines se dessine. Les caractères sont, en effet, stéréotypés et s’inscrivent un peu trop dans l’air du temps comme pour mieux satisfaire une partie du public. Le rapport à la nourriture de Caitlin, anti-sucre, anti-gluten, prête à sourire tout comme le fait que Polly soit homosexuelle. La première heure de projection souffre, en outre, de longueurs et d’un rythme lent qui altèrent considérablement la tension susceptible d’émaner du récit. Un récit qui, dans sa dernière partie, s’emballe et gagne en intensité, la cinéaste parvenant, enfin, à distiller le suspense. Certaines scènes sont, en ce sens, particulièrement réussies (le test ADN, les révélations sur le passé de Caitlin et Polly ou encore l’agression, brutale et sanglante, subie par Stewart) et les rebondissements scénaristiques sont plutôt attrayants même si les liens entre les deux femmes paraissent vraiment tirés par les cheveux. Et puis, si l’interprétation de Mary Elizabeth Winstead est des plus convaincantes, il n’en est pas de même de celle de Maika Monroe qui ne soutient pas la comparaison avec la performance de Rebecca de Mornay. En résulte, une relecture pas désagréable mais dont le principal mérite est de donner envie de revoir l’original.

 

ERWAN BARGAIN

dernières actualités

soutenir l'écran fantastique

Soutenez les projets fantastiques de l’Ecran Fantastique ! Nous avons besoin de vous !