DEAD BY DAWN

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DEAD BY DAWN

La mort en scène

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Pologne. 2025. Réal. et scén.: Dawid Torrone.  Katarzyna Kostecka et Kinga Tasarek. Photo: Michal Pukowiec. Mus.: Mateusz Hulbój. Mont. Kuba Tomaszewicz. 1h28. Avec: Sylwia Boron, Monika Frajczyk, Adam Machalica, Piotr Nerlewski, Lukasz Szczepanowski. (Shadowz)

 

Une troupe se rend dans un théâtre afin de répéter la pièce d’un dramaturge dont aucun texte n’a été porté sur scène depuis des années. Mais une fois sur place, les comédiens comprennent rapidement qu’ils sont les pions d’un jeu qui les dépasse…

 

Un avertissement en début de film nous informe que l’histoire est tirée de faits réels et que les noms des personnages survivants ont été changés pour préserver leur vie privée. Puis, le récit débute de manière très étrange en nous montrant une conférence catholique dont l’invité principal est un prêtre, philosophe et exorciste, qui avertit les auditeurs que le mal est partout et fait déjà son œuvre au sein de la communauté et de la société. Une déclaration qui trouve rapidement sa concrétisation à l’écran lançant, par là-même, l’intrigue avec la troupe qui investit le théâtre où elle va répéter et qui a été le décor de la mort de l’ecclésiastique peu de temps auparavant. L’histoire, découpée en chapitres, fait appel au voyeurisme via les écrans interposés, accentuant par la même la menace qui pèse sur les différents protagonistes dont les psychologies respectives sont assez bien dessinées, il faut le reconnaitre, même si certains personnages n’échappent pas aux stéréotypes. Comme l’affirme le metteur en scène tyrannique : «L’Art demande des sacrifices» et il ne croit pas si bien dire, d’autant que tous, venant d’horizons différents, ont été choisis pas un dramaturge n’ayant pas été mis en scène depuis des années. Slasher aux accents surnaturels, Dead by Dawn a l’avantage de ne pas être avare sur le gore et de réserver, en la matière, de beaux moments qui raviront les fans du genre, quelques mises à mort s’avérant particulièrement douloureuses. D’autant que la réalisation est très graphique comme l’illustrent les séquences de répétitions sur le plateau qui, en outre, dégagent une belle intensité dramatique. A cela s’ajoute une petite dose d’humour noir qui n’est pas anodine mais également une interprétation de qualité qui, cela va de soi, ajoutent à l’attractivité qui émane de cette production polonaise hautement recommandable.

 

ERWAN BARGAIN

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