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THE BAYOU
Alligators sous amphétamines
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Royaume-Uni. 2025. Réal.: Taneli Mustonen et Brad Watson. Scén.: Ashley Holberry et Gavin Cosmo Mehrtens. Prod.: James Harris, Ashley Holberry, Gavin Cosmo Mehrtens, Mark Lane. Photo : Steven Hall. Mus.: Segun Akinola. Mont.: Brad Watson. 1h27. Avec : Athena Strates, Madalena Argão, Andonis Anthony, Elisha Applebaum. (Paramount+).
Kyle et ses amis se rendent dans le bayou afin de disperser les cendres de son frère. Malheureusement leur avion s’écrase en plein milieu des marais près d’une zone contaminée par des méthamphétamines ayant transformé les alligators en prédateurs aussi agressifs qu’incontrôlables…
Inutile de le cacher : The Bayou ne s’élève jamais au-dessus de ce qu’il prétend être, c’est-à-dire une série B d’attaque animale sans surprise et qui n’a qu’un seul objectif, divertir les amateurs de ce type de productions. Un but que Taneli Mustonen et Brad Watson, les deux réalisateurs, n’atteignent que de manière aléatoire. En effet, si la situation est plantée dès les premières minutes en nous dévoilant les trafiquants de drogue déversant leurs substances dans la rivière, l’action, quant à elle, peine quelque peu à démarrer, faute à un scénario cousu de fil blanc et peuplé de personnages archétypaux qui nous sont dévoilés sans grande subtilité. L’intrigue se met ensuite doucement en place et navigue entre une interprétation inégale (à ce sujet, mieux vaut voir le métrage en v.o.) et des effets spéciaux qui, en dépit d’un budget que l’on devine modeste, s’avèrent plutôt convaincants. Au gré des dialogues et du casting, on comprend assez vite que le tandem de cinéastes est bien conscient des limites de l’entreprise qui tout en dépassant les ambitions d’une bande estampillée The Asylum, ne peut réellement se prendre au sérieux. D’ailleurs comment pourrait-il en être autrement vu le postulat reposant sur des alligators shootés aux amphétamines ? Parmi les points positifs, il convient de souligner les décors, dépaysants (le tournage s’est, en partie, déroulé aux Philippines), mais surtout trente dernières minutes plus intenses que prévu mais également plus sanglantes que la première heure de projection. Bref, voilà du pur cinéma Bis à réserver aux seuls inconditionnels.
ERWAN BARGAIN




