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Une série B qui ravira les nostalgiques
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(Orang Ikan). Indonésie/Singapour/Japon/Royaume-Uni. 2024. Réal. et scén.: Mike Wiluan. Prod.: Eric Khoo, James Khoo, Fumie Suzuki Lancaster, Ninin Musa, Fong Cheng Tan, Darryl Yeo et Freddie Yeo. Photo : Asep Kalila. Mus.: Akihiko Matsumoto. Mont.: Lim Yen. 1h23. Avec : Dean Fujioka, Callum Woodhouse, Alan Maxson, Alexandra Gottardo. (Amazon).
Durant la Seconde Guerre mondiale, un prisonnier britannique et un traitre japonais, enchaînés l’un à l’autre, s’échouent sur une île déserte suite au naufrage du navire qui les transportait. Devant s’entre-aider, ils vont rapidement comprendre qu’une menace mortelle pèse sur eux…
Comme son titre international le laisse deviner, Monster Island est un film de monstre qui, tourné à Java, en Indonésie, se révèle être une agréable surprise. Cette petite série B s’avère, en effet, très divertissante. En se concentrant dans la première partie du récit sur les deux héros, sur leur relation et les liens qu’ils tissent entre eux, le réalisateur les rend attachants et confère une dimension humaine à son métrage. La manière dont les personnages vont dépasser leurs différences de langue et de culture pour se serrer les coudes face à l’adversité et ce, dans un contexte historique délicat, est bien rendue et s’avère même par moment, assez touchante. (cf. le repas avec le crabe). Le cinéaste a, en outre, l’intelligence de patienter avant de nous dévoiler entièrement la créature laissant ainsi planer, dans un premier temps, une menace invisible sur ses protagonistes. Autre atout : le monstre en lui-même dont l’aspect physique, résolument rétro évoque autant celui La Créature du Lac Noire que ceux du Continent des Hommes-Poissons, ne faisant par-là même que renforcer le caractère nostalgique de l’entreprise. Le film est, en outre généreux en scènes gore et, entre les décapitations, les égorgements et les arrachages d’organes internes, offre quelques moments bien sanglants. L’interprétation de deux comédiens principaux est, de plus à la hauteur et contribue à faire de cette petite production, en dépit de ses invraisemblances, un spectacle appréciable.
ERWAN BARGAIN

