VOD
NATURE PRÉDATRICE



Requins à domicile
***
(Trash). USA/Australie. 2025. Réal. et scén.: Tommy Wirkola. Prod. : Tommy Wirkola, Adam McKay, Kevin J. Messick. Photo : Matthew Weston. Mus. : Daniel Futcher et Dominic Lewis. Mont. : Jim Page et Martin Stoltz. 1h26. Avec : Phoebe Dynevor, Djimon Hounsou, Alyla Brown, Stacy Clausen (Netflix).
En plein ouragan et suite à des pluies diluviennes, une ville côtière voit des requins envahir ses rues. Les habitants mettent dès lors tout en œuvre pour survivre….
Les films de requins sont devenus un genre à part entière à tel point que les réalisateurs, pour se distinguer, ne cessent de pousser le bouchon toujours plus loin, se moquant de toute vraisemblance comme en témoigne notamment la série de Sharknado dont la bêtise assumée fait la joie des inconditionnels de cinéma Bis. Sans être aussi azimuté que les métrages de cette franchise estampillée The Asylum, Nature Prédatrice emprunte, à sa manière, la même voie car ne se prenant à aucun moment au sérieux. Il suffit de prendre connaissance du synopsis pour savoir que nous sommes face à une série B qui n’a d’autre but que celui de divertir les amateurs de squales dévoreurs d’humains. Mais aussi de regarder le nom du réalisateur à l’origine de ce spectacle, à savoir Tommy Wirkola, auteur, entre autres, de Dead Snow 1 et 2 et de Spermageddon. Bref, vous l’aurez compris, cette pellicule qui s’inscrit dans la sharksploitation n’a d’autre objectif que celui de divertir. Un objectif que le cinéaste atteint haut la main, Nature Prédatrice (dont la sortie fut, pendant un temps, prévue en salles) se révélant être un petit divertissement tout ce qu’il y a de plus sympathique. L’histoire, qui n’a que très peu d’intérêt, ne se perd pas en tergiversation et va rapidement au but, les requins faisant rapidement leur apparition dans les rues de la ville. A partir de là, tout part en vrille, à commencer par les personnages dont les réactions, souvent irrationnelles, sont la plupart du temps désopilantes. Servi par des effets spéciaux convenables et une interprétation correcte (même si le rôle de Djimon Hounsou aurait gagné à être étoffé), Nature Prédatrice s’impose au final comme un pop-corn movie sans prétention qui, pris eu 4e degré, fait passer un agréable moment aux adeptes de ce type de productions.
ERWAN BARGAIN

