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USA. 2026. Réal. et scén.: BenDavid Grabinski. Prod.: Andrew Lazar. Photo : Larry Fong. Mus.: Jospeh Trapanese. Mont.: Tim Squyres. 1h47. Avec Vince Vaughn, James Marsden, Eiza Gonzalez, Keith David, Jimmy Tatro. (Disney+).
Mike et Nick, deux amis criminels travaillant pour la même organisation et étant amoureux de la même femme, vont tout faire pour survivre à la nuit la plus dangereuse de leur vie en prenant en compte une donnée irrationnelle, à savoir une machine à voyager dans le temps…
Après Happily, BenDavid Grabinski, pour son deuxième long-métrage, continue de mixer les genres et nous offre avec Mike & Nick & Nick & Alice un divertissement réjouissant mariant SF, action, comédie et film de criminels, le tout sur fond de voyage dans le temps. Ainsi, après un générique aussi rythmé que mouvementé, l’intrigue se met rapidement en place en catapultant le spectateur au cœur de la fête de sortie de prison de Jimmy Boy et en introduisant rapidement le Nick en provenance du futur. Dès lors, l’histoire, véritable imbroglio spatio-temporel à la fois drôle et enlevé, dévoile ses enjeux dramatiques et nous invite à suivre une galerie de personnages hauts en couleurs embarqués dans des mésaventures pleines de rebondissements. Le récit, découpé en segments, est mené pied au plancher et ne perd pas de temps pour confronter les deux «Nick», ce qui, évidemment, favorise le ressort comique et nous vaut des situations particulièrement cocasses. En témoigne cette séquence où le héros et son double se rendent dans leur garçonnière en compagnie d’Alice et Mike et où les différents protagonistes en viennent à discuter d’une série télé («Gilmore Girls» pour être plus précis) ou encore ce moment où Sosa raconte à Jimmy Boy son adoption. Reposant sur des dialogues souvent désopilants, l’histoire, qui aborde des thèmes comme l’amour, l’amitié et la rédemption, développe un humour qui fait mouche et qui contribue à la réussite du métrage. A cela s’ajoute une B.O. soignée et une mise en scène particulièrement inspirée qui nous réserve des scènes de fusillades spectaculaires à souhait. Et puis, il convient également de saluer l’excellente interprétation dominée par Vince Vaughn, parfait dans le double rôle de Nick et qui confère beaucoup d’humanité à son personnage de truand. Quant au dénouement, il ne fait qu’accentuer le capital sympathie de cette production inattendue dont il serait dommage de se priver.
ERWAN BARGAIN

