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APEX
Un survival brutal et haletant
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Australie/USA/Canada/Islande. Réal.: Baltasar Kormákur. Scén.: Jeremy Robbins. Prod.: Charlize Theron, Ian Bryce, Peter Chernin, A.J. Dix, Beth Kono, Baltasar Kormákur, David Ready. Photo : Lawrence Sher. Mus.: Högni Egilsson. Mont.: Sigurður Eyþórsson. 1h35. Avec : Charlize Theron, Taron Egerton, Erica Bana, Matt Whelan. (Netflix)
Quelques mois après avoir perdu son conjoint lors de l’ascension d’une montagne, Sacha, une experte en sports de l’extrême, décide pour faire son deuil de se rendre en Australie afin de se confronter à la nature sauvage. Mais une fois sur place, elle se retrouve prise au piège d’un jeu tordu mené par un braconnier psychopathe…
Véritable carton sur Netflix, Apex est un survival horrifique qui se caractérise par son incontestable efficacité. Réalisé par Baltasar Kormákur (Everest, Beast), ce film, interprété et co-produit par Charlize Theron, est en effet spectaculaire à souhait et, mené tambour battant, laisse peu de répit au spectateur. La séquence pré-générique montrant Sasha et son compagnon, Tommy (campé par Eric Bana), escaladant la paroi abrupte d’une montagne enneigée donne le ton et, parfaitement filmée, introduit à merveille cette histoire qui, si elle ne brille pas par son originalité, est portée à l’écran avec maestria. L’action se déplace ensuite en Australie et confronte rapidement l’héroïne à la population locale, composée, notamment, de rednecks peu avenants et mal léchés. Ce qui n’empêche pas Sasha, femme au caractère bien trempé, de poursuivre son chemin et de s’aventurer en pleine nature afin de satisfaire sa soif de sensations fortes. A partir de là, l’intrigue démarre réellement et le réalisateur ne relâche plus la pression. Tirant parti des magnifiques paysages de la Nouvelle-Galles du Sud, véritable labyrinthe à ciel ouvert, qui servent de décors au récit, Kormákur nous embarque dans une chasse à l’homme impitoyable où le prédateur traque sa proie avec un plaisir sadique. Ce qui nous vaut quelques scènes particulièrement impressionnantes quand Sasha descend la rivière en kayak, par exemple, ou quand elle escalade les falaises (sachant que Charlize Theron a exécuté une grande partie des cascades elle-même, ce qui, évidemment participe à l’authenticité de certaines situations). De plus, les trente dernières minutes réservent leurs lots de surprises et de rebondissements qui ne font que renforcer l’attrait de cette production, aussi solide qu’époustouflante.
ERWAN BARGAIN





