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LES MAITRES DE L’UNIVERS





Un spectacle fun et exaltant
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(Masters of the Universe). 2026. Réal.: Travis Knight. Scén.: Chris Butler, Aaron Nee et Dave Callaham. Prod.: Todd Black, Jason Blumenthal, Robbie Brenner et DeVon Franklin. Photo : Katie Swain et Fabian Wagner. Mus.: Daniel Pemberton. Mont.: Paul Rubell. 2h20. Avec : Nicholas Galitzine, Camila Mendes, Idris Elba, Jared Leto, Alison Brie, Sam C. Wilson. (Amazon).
Ayant été catapulté sur Terre où il a passé son enfance et grandit, Adam, après avoir retrouvé l’épée du pouvoir, revient sur la planète Eternia pour sauver la population de l’infâme Skeletor.
L’attendue relecture cinématographique des Maîtres de l’Univers (à l’origine, une gamme de figurines lancée par Mattel en 1981) déboule directement sur les plateformes par chez nous. Un sort relativement injuste tant cette superproduction, réalisée par Travis Knight, dont c’est le deuxième long-métrage en prises de vue réelles après Bumblebee, se révèle être aussi distrayante qu’haute en couleurs, à condition de la prendre au troisième degré. Dès l’introduction, le réalisateur donne ainsi le ton et démontre par A plus B, qu’il ne se prend pas au sérieux et que nous allons assister à un pur divertissement, volontairement kitsch, une sorte de cartoon live ravivant la flamme de la nostalgie avec respect et amour pour le genre et le matériau d’origine. Le spectateur n’a plus qu’à se laisser emporter par l’aventure qui lui est proposée et qui, dans sa première partie, avec l’enfance et l’apprentissage d’Adam, a des allures de récit initiatique. Un récit qui est truffé de clins d’œil à la série animée mais également au métrage de 1989 avec notamment la présence à l’écran de Dolph Lundgren (qui campait Musclor dans le film de Gary Goddard et qui se glisse ici dans la peau d’un adepte de la musculation) mais également à d’autres métrages tels Star Wars. Alors certes, Il y a bien quelques longueurs notamment à partir du moment où Adam retourne sur Eternia mais le film est tellement généreux qu’on se laisse facilement prendre au jeu. Ponctuées de scènes désopilantes (quand Adam retrouve l’épée dans le magasin de jouets), de séquences d’action impressionnantes, de combats parfaitement chorégraphiés (certains semblent même tout droit sortis d’un film de Bud Spencer et Terence Hill), servi par des effets visuels de qualité et de remarquables maquillages, et s’appuyant sur une réalisation efficace et une interprétation aussi solide qu’enthousiasmante (mention spéciale à Jared Leto et Idris Elba), ce blockbuster, que l’on aurait aimé découvrir en salles, s’impose comme une réussite incontestable qui ravira bon nombre de cinéphiles nostalgiques
Voir dossier dans le reboot n°50, juin 2026
ERWAN BARGAIN

