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LA BOUCHE DU DIABLE




Une série B solide et efficace
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(The Devil’s Mouth). USA. 2026. Réal.: Jeff Wadlow. Scén.: Aja Gabel et Myung Joh Wesner. Prod.: Basil Iwanyk, Erica Lee et Jeff Wadlow. Photo : James Kniest. Mus.: Bear McCreary. Mont.: Sean Albertson. 1h46. Avec : Kathryn Newton, Lana Condor, Nico Hiraga, Tommi Rose, Gavin casalegno. (Amazon).
En vacances en Thaïlande pour un séjour riche en sensations fortes, un groupe d’amis américains visite des grottes sous-marines au sein desquelles ils vont se retrouver piégés, en proie à un prédateur assoiffé de sang…
Les requins ont, à nouveau, la côte depuis quelque temps. Comme en témoigne cette Bouche du Diable que signe Jeff Wadlow, réalisateur ayant du savoir-faire (Kick Ass 2, Cry Wolf) et qui le prouve encore avec ce divertissement de qualité. Le cinéaste nous proposeg un spectacle attrayant qui, en dépit d’un scénario convenu et à la croisée des chemins entre The Descent et Les Dents de la Mer, remplit sans mal le cahier des charges. Débutant comme un teen movie lambda avec ses jeunes insouciants profitant de paysages paradisiaques, le récit surprend, dès les premières minutes, avec une attaque de méduses assez singulière. Puis les protagonistes et les liens qu’ils entretiennent sont exposés brièvement avant l’arrivée dans la fameuse Gorge du Diable du titre. Dès lors, Wadlow va faire monter la tension progressivement et ce, tout en distillant, par-ci par-là, des touches d’humour savoureuses (cf. le personnage de Greg horrifié par la vue du sang). La mise en scène est d’une incontestable efficacité et nous offre notamment des séquences sous-marines du plus bel effet. Les attaques de requins sont, quant à elle, pour la plupart, intenses et spectaculaires, même si elles se déroulent dans une semi-obscurité qui frustrera quelques spectateurs. Le métrage n’est évidemment pas dénué de défauts et en particulier d’invraisemblances. A l’image de la capacité des héros à plonger en apnée. Néanmoins, passé ces détails, le cinéaste nous offre un divertissement énergique reposant sur une réalisation au cordeau et une interprétation convaincante dominée par Kathryn Newton (Freaky, de Christopher Landon). En résulte une série B tout à fait recommandable qui ravira les amateurs de films d’attaque animale.
ERWAN BARGAIN

