THE DOG STARS

nos collections

THE DOG STARS

À L’AFFICHE

Screenshot
Screenshot
Screenshot

***

USA. 2026. Réal.: Ridley Scott.

SORTIE : 26 AOÛT 2026

 

L’humanité a été décimée par une épidémie, ne laissant subsister que quelques survivants. Nous faisons donc connaissance avec Hig, mécanicien devenu pilote, qui survole le Montana aux commandes d’un vieux coucou, un Cessna 1956 jaune canari qui nous vaut les plus belles, les plus poétiques images d’un film qui, certes tiré d’un roman de 2012, s’empare d’un sujet mille fois abordé par la SF littéraire et régulièrement par le cinéma, qu’on appelle familièrement le post-apo. Hig, que ne quitte pas son chien Jasper, vit en compagnie d’un ancien Marine fin tireur, Bangley. Et il suffit que son avion se crashe pour qu’il rencontre un autre duo isolé, Pops et sa bien jolie fille Cima…

Ridley Scott, après un détour récent par l’historique (Le Dernier duel, Napoléon), revient ici la science-fiction, qu’il n’avait jamais abandonnée  – cf. Alien : Covenant en 2017. Mais c’est plutôt à Seul sur Mars, qu’il fait ici penser, avec comme ligne de récit la débrouille de tous les jours pour arriver à survivre, par exemple aller fouiller les magasins désertés dans la ville proche de Denver. Si ce quotidien est correctement décrit, on note quelques problèmes. Pourquoi avoir si vite, et sans raison, faire disparaitre le brave toutou Jasper, qui donne son titre au film et dont la présence aurait pu rappeler Un gars et son chien, la nouvelle de Harlan Ellison (adapté au cinéma en 1975 par L. Q. Jones) ? On se rend vite compte que ce qui reste de l’humanité se résume ici à celui qui tire et ceux qui se font tirer dessus. Simples silhouettes, mais comme ce sont les méchants… Le film souffre donc d’un récurrent problème de scénario, jusqu’à ce que la situation s’inverse pour déboucher, après une bataille nocturne impressionnante vue à travers un intensificateur de lumière, sur une idée intéressante : croire retrouver la civilisation est un leurre, alors qu’au contraire elle se montre telle qu’avant la catastrophe et qu’il faut l’oublier pour tout reprendre à zéro. Ce qu’une dernière partie, assez surprenante mais un peu trop vite enlevée nous impose en guise de philosophie, non sans avoir l’impression de voir 2 ou 3 films en un que portent avec une sympathie communicative Jacob Elordi et Margaret Qualley. Au total, un «petit» Ridley Scott. Mais, pour le réalisateur de Gladiator, c’est déjà plus que pas mal.

 

Jean-Pierre ANDREVON

dernières actualités

soutenir l'écran fantastique

Soutenez les projets fantastiques de l’Ecran Fantastique ! Nous avons besoin de vous !