MR. CROCKET

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MR. CROCKET

Une série B sanglante et azimutée

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USA.2024. Réal.: Brandon Espy. Scén.: Brandon Espy et Carl Reid. Prod.: Carl Reid, David Brooks, Jenna Cavelle, Josh Feldman, Jesse Ford, Sean King O’Grady, Arbi Pedrossian. Photo : Powell Robinson. Mus.  Alex Winkler. Mont.: Alex Familian. 1h28. Avec : Jerrika Hinton, Ayden Gavin, Elvis Nolasco, Kristolyn Lloyd. (Disney+).

 

Summer, une jeune femme qui vient de perdre son mari, se retrouve seule pour élever son fils, Major, perturbé depuis le décès de son père. Un jour, elle trouve la VHS d’une émission pour enfants et l’offre à Major, pensant lui faire plaisir. Mais la cassette renferme bien plus qu’un simple programme télé et abrite en réalité l’esprit d’un psychopathe sanguinaire…

 

Premier long-métrage de Brandon Espy, Mr. Crocket est une production horrifique qui, à mi-chemin entre It, Shocker et The Ring, s’efforce de sortir des sentiers battus pour mieux effrayer le public. La séquence pré-générique montrant un repas de famille qui finit dans un bain de sang annonce clairement la couleur et introduit le personnage du terrifiant Monsieur Crocket et de ses marionnettes démentes. Cette entrée en matière aussi gore que décalée s’avère particulièrement prometteuse. Puis le récit, qui prend place dans les années 90, débute réellement en nous présentant Major, le jeune héros dont le père vient de décéder, et Summer, sa mère désormais veuve qui ne souhaite que le bonheur de son fils. Ce qui évidemment ne sera pas le cas entraînant ainsi la jeune femme dans un véritable cauchemar. Et quel cauchemar ! Capable de sortir de la télé pour punir les mauvais parents, l’animateur possède des pouvoirs surnaturels qui lui permettent de faire à peu près tout ce qu’il veut. En résulte un film décomplexé et débridé qui, truffé de quelques jump scares mais surtout de meurtres tous plus inventifs et sanglants les uns que les autres, surprendra plus d’un spectateur. Certaines scènes sont, en ce sens, étonnantes à l’image de celle où Crocket sort de la télévision que vient de détruire Summer. Ou encore celles se déroulant dans le repère sordide du psychopathe. À cela s’ajoute une esthétique très 90’s façonnée notamment par éclairages colorés et des effets visuels semblant sortir d’une autre époque mais qui confèrent un charme indéniable à l’ensemble. Voilà donc au final une série B délirante et efficace, qui ne lésine pas sur le gore, se distingue par sa folie et renoue avec l’esprit des productions de la fin des années 80.

 

ERWAN BARGAIN

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