EN SALLES
VENOM : THE LAST DANSE
Le monstre en soi
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USA. 2024. Réal. et scén.: Kelly Marcel. Prod.: Amy Pascal, Matthew Tolmacch, Hutch Parker, Tom Hardy, Avi Arad, Kelly Marcel. Photo : Fabian Wagner. Mus.: Dan Deacon. Mont.: Mark Sanger. Décors.: Chris Lowe, Lucy Eyre. Effets. Visuels: ILM. 1h50. Avec : Tom Hardy, Junio Temple, Alanna Ubach, Stephen Graham, Rhys Ifans, Chiwetel Ejiofor. Dist.: Sony Picture Releasing France.
SORTIE : 30 OCTOBRE 2024.
Si l’on veut résumer cette troisième apparition à l’écran d’Eddy Brock flanqué de Venom, il suffit de dire que tous deux se voient traqués par la police après le saccage orchestré dans le 2, mais également par le xénophage envoyé par Knull depuis la planète Klyntar où il est emprisonné et qui doit récupérer le codex que détient Venom pour regagner sa liberté. Ce qui conduit l’être double à l’Area 51, lieu bien connu des soucoupistes, où sont étudiés des clones du Venom primitif, lesquels se réincarnent en divers personnages pour lutter contre une invasion de xénophages, le traqueur primitif ayant fait des petits…
Le métrage de Kelly Marcel, au scénario des deux premiers opus mais qui ici prend aussi en main la réalisation, ne tend qu’à nous faire patienter jusqu’à son dernier tiers, ce combat doublement final puisque, malgré son ingérence comme coproducteur et coscénariste, Tom Hardy, bien fatigué, et pas seulement dans son rôle, a bel et bien déclaré que, pour lui, c’en était fini. Alors résultat ? Avant de s’en mettre plein les yeux avec une bagarre certes légèrement nébuleuse mais où les épouvantables Xénophages, moitié araignées moitié poulpe, et en tout cas très lovecraftiens, en sont la vedette, il nous a fallu supporter les séquences de comédie où Eddie et Venom se disputent à la manière d’un gamin avec son ours en peluche, et un très long parcours des mêmes en compagnie d’un couple de hippies en route avec ses enfants vers l’Area 51, une bonne demi-heure qui sent furieusement le remplissage et n’apporte rien. Ajoutons une amusante scène de comédie musicale où madame Chen (la boutiquière contaminée apparue dans le 2) chante et danse avec Venom, et restons discret sur la brève présence de Knull, récemment issu des comics mais dont l’existence risque d’être énigmatique pour les seuls spectateurs du film, pour retomber sur nos pieds devant cette version massacrée par la critique qu’on est pourtant en droit d’apprécier comme une série B faite de bric et de broc mais qui n’ennuie jamais.
Jean-Pierre ANDREVON






