HAUNT SEASON

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HAUNT SEASON

Un slasher fun et coloré

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USA. 2024. Réal et scén.: Jake Jarvi. Prod.: Jake Jarvi, Stephen Kristof, Eliza Toser et Jeremy Warner. Photo : Alexander Jakin. Mus.: Rasheed Thomas. Mont.: Jake Jarvi. 1h21. Avec : Brent Bentley, Sarah Elizabeth, Craig Benzine, Adam Hinkle. (Shadowz).

 

Durant la période d’Halloween, un mystérieux tueur masqué assassine un à un les comédiens de la maison hantée d’un parc d’attraction…

 

Deuxième long-métrage de Jake Jarvi (après une comédie sortie en 2006), acteur et responsable d’effets spéciaux, Haunt Season est un agréable slasher qui atteint sans mal ses objectifs, à savoir divertir les inconditionnels. Le réalisateur, ici, ne se perd pas en conjecture et va droit au but en nous dévoilant dès le générique le meurtre d’une actrice qui, après s’être fait scalper à coup de faucille, est froidement égorgée par un tueur masqué. Le ton est donné et l’action se met alors rapidement en place en nous plongeant, avec une certaine authenticité, dans les coulisses de l’attraction. Jake Jarvi, qui occupe également les postes de scénariste et de monteur, nous gratifie d’une réalisation efficace et fluide, à la photographie soignée, comme en témoignent certains passages (cf. quand les deux comédiens répètent indéfiniment la même scène sur fond de musique angoissante, le tout filmé au ralenti). Si la B.O. est parfois un peu envahissante et altère, sur quelques séquences, la tension, les décors, de leurs côtés, sont épatants et constituent un atout non négligeable pour cette série B qui respecte les codes du genre sans le révolutionner, mais en le questionnant, notamment au travers des dialogues et des références qu’elle met en avant. Le récit est, en outre, peuplé de personnages quelque peu azimutés. Quant à l’héroïne, son sentiment de solitude et la réalité de sa vie d’artiste sont parfaitement restitués et la rendent très attachante. Tout comme les propos féministes qu’elle tient. Et si les motivations du tueur potentiel sont vite devinées, le fait qu’il change d’apparence et de masque à chaque meurtre le rend d’autant plus attrayant. À l’arrivée, Jake Jarvi signe un film séduisant et fun, certes non dénué de défauts, mais qui a l’avantage d’être court et bien rythmé.

 

ERWAN BARGAIN

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