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LE TUEUR AU CALENDRIER
Un thriller aussi habile qu’haletant
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(Sebastian Fitzeks Der Heimweg). Allemagne. 2025. Réal.: Adolfo J. Kolmerer. Scén.: Susanne Schneider d’après le roman de Sebastian Fitzek. Prod.: Tillman Geithe, Susa Kusche, Philip Pratt, Verena Schilling, Barbara Thielen, Regina Ziegler. Photo : Christian Huck. Mus.: Román Fleischer et Tim Schwerdter. Mont.: Laura Wachauf. 1h37. Avec : Luise Heyer, Sabin Tambrea, Friedrich Mücke, Rainer Bock. (Amazon).
Jules, qui travaille pour un centre d’appel pour les femmes en danger, reçoit, un soir, le coup de téléphone de Klara, qui est persuadée d’être la prochaine victime d’un serial-killer nommé Le Tueur au Calendrier. Ce dernier laisse sur les murs de ses victimes la date de leur mort prochaine écrite en lettres de sang. Klara, qui a vu cette macabre signature quelques semaines auparavant, est convaincue que cette nuit sera sa dernière…
Adaptation d’un best-seller allemand signé du romancier Sebastian Fitzek, Le Tueur au Calendrier est un thriller psychologique et horrifique de belle tenue qui tient en haleine le spectateur durant plus d’une heure et demie. Réalisée par Adolfo J. Kolmerer, dont c’est le troisième long-métrage, cette production nous plonge en effet dans une histoire de tueur en série captivante et rondement menée. Dès le générique, le mode opératoire du psychopathe est dévoilé et l’intrigue prend alors forme. En une dizaine de minutes, les enjeux dramatiques sont posés et le passé tourmenté des personnages, notamment les deux principaux, est abordé. Le cinéaste parvient ainsi, au gré de séquences à la fois angoissantes et dérangeantes (cf. la soirée sadomasochiste où les convives sont masqués et les corps féminins livrés en pâture), à donner une incontestable consistance à son récit et à aborder, de manière frontale, le fléau des violences faites aux femmes. C’est en effet autour de ce thème que s’articule ce film dont le script, terrifiant et machiavélique, brouille les pistes pour mieux surprendre le public. En cela, la dernière demi-heure du métrage s’avère particulièrement intense et nous mène à un dénouement étonnant qui ne fait que renforcer l’intérêt de cette production germanique. Doté d’une photographie soignée et s’appuyant sur une réalisation appliquée, Le Tueur au Calendrier bénéficie, en outre, d’une excellente interprétation qui contribue grandement à la réussite de ce titre hautement recommandable.
ERWAN BARGAIN

