O’DESSA

nos collections

O’DESSA

VOD

O’DESSA

Un surprenant opéra-rock postapocalyptique

***

USA/Brésil. 2025. Réal. et scén.: Geremy Jasper. Prod.: Michael Gottwald et Noah Stahl. Photo : Rina Yang. Mus. : Geremy Jasper et Jason Binnick. Mont.: Jane Rizo et Jay Rabinowitz. 1h46. Avec : Sadie Sink, Pokey LaFarge, Mark Boone Junior, Regina Hall. (Disney+)

 

Dans un futur proche, O’Dessa, issue d’une longue lignée de troubadours, pense, comme son père, qu’elle peut changer le monde grâce à la musique. Elle décide alors de prendre la route, dans un monde dévasté, afin de partager ses chansons. Malheureusement, une mauvaise rencontre va la conduire à Satylite City, une ville sous le joug d’un dictateur qui maintient les habitants sous son emprise grâce à un show télévisuel hypnotique…

 

Un opéra-rock de science-fiction. Ainsi pourrait-on résumer brièvement O’Dessa, étonnante production écrite et réalisée par Geremy Jasper et ayant pour vedette Sadie Sink («Stranger Things»). Si, sur le papier, l’idée peut sembler étrange, le résultat, à l’écran, est, avouons-le, aussi surprenant que déconcertant et a le mérite de sortir des sentiers battus. Prenant la forme d’un récit initiatique, le scénario nous invite à suivre une héroïne de caractère qui, à travers sa musique, entend «apaiser les perturbés et perturber les apaisés» et souhaite, en allant de ville en ville, perpétuer la tradition familiale. La volonté de Jasper d’inscrire son film dans le courant des comédies musicales s’affiche en quelques minutes et nous vaut rapidement des parties chantées aux accents blues et folk-rock du plus bel effet. L’intrigue, bien menée, tient en haleine le spectateur, reposant notamment sur une galerie de personnages tous plus excentriques et bizarres les uns que les autres. Certains seront sûrement irrités par la dimension «woke» du récit (O’Dessa a un côté très androgyne, tandis que son amant est clairement queer), mais elle contribue au propos et à l’esthétique flashy, voire psychédélique du métrage. Lequel, parallèlement aborde le sujet de notre addiction aux écrans et de l’esprit voyeuriste du public. Ce qui, évidemment, ne fait que renforcer l’intérêt de cette œuvre déroutante qui ne fera sûrement pas l’unanimité mais se distingue par une singularité incontestable.

 

ERWAN BARGAIN

Screenshot
Screenshot
Screenshot

dernières actualités

soutenir l'écran fantastique

Soutenez les projets fantastiques de l’Ecran Fantastique ! Nous avons besoin de vous !