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ASH
De la SF horrifique sans véritable envergure
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USA. 2025. Réal.: Flying Lotus. Scén.: Jonni Remmler. Prod.: Nate Bolotin et Matthew Metcalfe. Photo : Richard Bluck. Mus.: Flying Lotus. Mont.: Bryan Shaw. 1h35. Avec : Eiza Gonzalez, Aaron Paul, Iko Uways, Kate Elliott. (Amazon).
Sur une planète lointaine, Riya se réveille, amnésique, et découvre que tous les membres de la station spatiale ont été tués. Paranoïaque, elle hésite à faire confiance à Brion, l’homme qui a été envoyé à sa rescousse et qui prétend bien la connaitre…
Réalisé par Flying Lotus, un rappeur américain qui signe ici son premier long-métrage, Ash (dont le producteur exécutif n’est autre que Neill Blomkamp) ne laissera pas, aux amateurs de SF horrifique, un souvenir impérissable, loin de là. Et pour cause : si l’idée de base, sans être originale, est plutôt intéressante, son développement laisse vraiment à désirer, le script étant des plus chaotiques, tout comme la réalisation, à la fois brouillonne et sans inspiration. Dès les premières minutes, le cinéaste tente d’instaurer une atmosphère inquiétante, mais peine à y parvenir. Le travail sur l’éclairage et les couleurs est en effet trop ostentatoire et montre rapidement ses limites. Des limites qui se confirment au fur et à mesure que le récit, construit en flashback, se déploie, témoignant de carences scénaristiques évidentes. Si Flying Lotus démontre une volonté d’instaurer un climat de paranoïa et qu’il y parvient, par moments, sa mise en scène, souvent approximative voire parfois illisible, finit par diluer la tension susceptible d’émaner du récit. Durant la première heure de projection peu de choses se passent et il faut attendre la dernière partie de l’histoire pour que les évènements et les révélations s’enchaînent, comme un puzzle dont on assemblerait les pièces. Les références à Alien et The Thing sautent aux yeux. Malheureusement n’est pas Scott ou Carpenter qui veut. Il y a, certes, quelques effets gore convaincants qui séduiront les amateurs d’horreur, mais le film souffre d’une dramaturgie erratique mais aussi et surtout de personnages manquant cruellement d’épaisseur et interprétés par des comédiens peu habités. Autant de défauts qui font de Ash une très modeste série B, à réserver aux seuls fans hardcore de survival science-fictionnel.
ERWAN BARGAIN








