



BRICK
La tête contre les murs
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Allemagne. 2025. Réal. et scén.: Philip Koch. Prod.: Philip Koch, Quirin Berg, Katrin Goetter, Benjamin Munz et Max Wiedemann. Photo : Alexander Fischerkoesen. Mus.: Anna Drubich, Martina Eisenreich et Michael Kadelbach. Mont.: Hans Horn. 1h39. Avec : Matthias Schweighöfer, Ruby O. Free, Frederick Lau, Sira-Anna Faal. (Netflix).
Tim et Live forment un couple au bord de l’implosion. Un jour, la jeune femme décide de quitter son compagnon. Mais quand elle ouvre la porte pour quitter l’appartement, elle se retrouve face à un mur. Un mur qui visiblement entoure l’intégralité de l’immeuble…
Brick s’impose comme une sympathique série B de SF qui atteint sans mal son objectif, à savoir divertir les amateurs du genre. Réalisé par Philip Koch, le film qui, avec son concept de base évoque par moments The Cube, repose ainsi sur un scénario qui, à défaut d’être réellement original, a le mérite d’être rythmé et efficace et d’entretenir le mystère jusqu’à son dénouement. La situation est plantée en quelques secondes tout comme la relation qu’entretiennent les deux protagonistes principaux et l’intrigue se met alors rapidement en place. Une intrigue qui se déroule en huis clos et fait monter la tension psychologique progressivement. Car Koch, probablement en raison du modeste budget à sa disposition, ne cherche pas à verser dans le spectaculaire à tout prix et s’appuie, au contraire, sur ses personnages pour instaurer un climat de paranoïa. Cette approche s’avère payante, d’autant que les comédiens sont à la hauteur, à commencer par Ruby O. Free, parfaite dans la peau de Liv, et surtout Matthias Schweighöfer, qui campe admirablement Tim, un homme meurtri et en apparence dénué d’émotions. De plus, le cinéaste parvient à tirer profit de son décor pour développer la sensation de claustrophobie et de suffocation engendrée par la situation. Alors certes, tout n’est pas parfait et on pourra reprocher à Koch, qui est également auteur du script, quelques facilités voire une pointe d’opportunisme, reste qu’à l’arrivée, Brick se révèle être un métrage agréable à visionner, qui, construit un peu à la manière d’un épisode de «The Twilight Zone», séduira sans aucun doute une partie du public.
ERWAN BARGAIN

