MICHAEL MADSEN (1957-2025)

nos collections

MICHAEL MADSEN (1957-2025)

RESERVOIR DOGS
1992
de Quentin Tarantino
Chris Penn
Michael Madsen.
Prod DB © Dog Eat Dog – Live Entertainment

Screenshot
Screenshot
Screenshot

Une gueule du cinéma américain

 

Inoubliable Mr. Blond dans Reservoir Dogs, Michael Madsen, disparu le 3 juillet dernier, était apparu dans plus de 300 productions, faisant de nombreuses incursions dans notre genre de prédilection.

 

Né le 25 septembre 1957, à Chicago, Michael Madsen débute sa carrière, dans la deuxième moitié des années 70, à la Steppenwolf Theatre Company, où il est dirigé notamment par John Malkovich. Il effectue ses premiers pas au cinéma en 1982 dans le drame Against All Hope, qui passera inaperçu, puis effectue quelques apparitions à la télévision dans des séries TV ou des téléfilms. Quelques mois plus tard, il décroche un petit rôle dans WarGames, excellent film de SF de John Badham où il a pour partenaire Matthew Broderick et John Wood. Il se partage ainsi, durant plusieurs années, entre le grand (Le Meilleur, avec Robert Redford et Glenn Close, ou encore L’Heure du Crime, sympathique thriller ayant pour vedettes Kiefer Sutherland et Beau Bridges) et le petit écran («Deux Flics à Miami», «Le Voyageur», «Our Family Honor». Il doit, cependant, attendre 1989 pour trouver un rôle à la mesure de son talent dans Kill Me Again, très bon film noir de John Dahl, où sa prestation en braqueur psychopathe lui permet de se faire remarquer.

 

Après s’être, notamment, retrouvé au générique d’un épisode de «Code Quantum , il joue sous la direction d’Oliver Stone dans The Doors, puis sous celle de Ridley Scott dans Thelma et Louise, où il interprète le mari d’une des deux héroïnes, campée par Susan Sarandon. Dans cette œuvre, il a pour partenaire Harvey Keitel qu’il retrouve, en 1992, sur le plateau de Reservoir Dogs, le premier long-métrage de Quentin Tarantino. Dans ce classique du 7e art, il prête ses traits à Mr. Blond, un véritable psychopathe qui va jusqu’à torturer un policier, au son de «Stuck in The Middle With You», lors d’une scène depuis entrée dans les annales. Cette rencontre avec Tarantino s’avère déterminante, à tel point que Madsen va devenir l’un des acteurs-fétiches du cinéaste qui le dirigera par la suite dans Kill Bill 1 et 2, Les 8 Salopards ou encore Once Upon a Time in Hollywood. Après avoir été à l’affiche de productions telles Sauvez Willy 1 et 2 ou encore Wyatt Earp, il incarne l’un des personnages principaux de La Mutante, de Roger Donaldson, et de sa suite. Dans ces deux métrages, il se glisse dans le costume de Lennox, un mercenaire lancé sur les traces d’une dangereuse prédatrice d’un genre nouveau, désireuse d’exterminer l’espèce humaine.

 

Des séries B à la pelle

À partir des années 2000, l’acteur multiplie les tournages, alternant entre grosses productions (Meurs un autre jour, Blueberry, le western psychédélique de Jan Kounen ou encore Sin City de Robert Rodriguez et Frank Miller) et séries B sans intérêt (BloodRayne, de Uwe Bowl où, campant un chasseur de vampires, il retrouve Ben Kingsley qui lui donnait la réplique dans La Mutante, ou encore Le Pacte, une pellicule horrifique avec Edward Furlong). Ne cachant pas tourner, souvent, des films «alimentaires», il enchaîne les projets pour le meilleur (Final Wager, de Kenny Yates ou Cash Collector, de Dominique Milano) mais aussi pour le pire (Megalodon et Shark Season, deux sinistres productions estampillées The Asylum). Il tournera également à plusieurs reprises sous la houlette de Jim Wynorski, figure incontournable du cinéma d’exploitation US, comme en témoigne les improbables Piraconda et DinoGator, destinés au marché de la vidéo.

Frère de la comédienne Virginia Madsen, Michael Madsen, qui a fait, en 2023, l’objet d’un documentaire American Badass, mis en boîte par Dominique Milano, n’a jamais eu la carrière qu’il méritait mais laisse derrière lui son empreinte sur le cinéma américain dont il était l’une des «gueules» les plus mémorables de sa génération.

 

ERWAN BARGAIN

dernières actualités

soutenir l'écran fantastique

Soutenez les projets fantastiques de l’Ecran Fantastique ! Nous avons besoin de vous !