FRANKIE FREAKO

nos collections

FRANKIE FREAKO

 

 

VOD

Screenshot
Screenshot
Screenshot
Screenshot
Screenshot
Screenshot
Screenshot
Screenshot

FRANKIE FREAKO

Affreux, sales et méchants

***

Canada. 2024. Réal. et scén.: Steven Kostanski. Prod.: Steven Kostanski, Melanie Murray et Pasha Patriki. Photo : Pierce Derks. Mus.: Blitz/Berlin. Mont.  Steven Kostanski. 1h25. Avec : Conor Sweeney, Adam Brooks, Kristy Wordsworth, Patrick Baxter. (Shadowz).

 

Conor n’est pas un type drôle. Au contraire : accroc au travail, il mène une vie bien rangée auprès de sa compagne qui le trouve ennuyeux au possible. Jusqu’au jour où il décide de téléphoner à une hot line qui conduit un petit monstre et ses amis à venir mettre un peu de piquant dans son existence…

 

Spécialiste des EFX et connu notamment pour avoir œuvré sur des métrages tels que The Divide, Father’s Day ou encore Clown mais aussi en tant que réalisateur de The Void (avec Jeremy Gillespie) et Psycho Goreman, Steven Kostanski aime la série B et le démontre avec cette production décomplexée qui se caractérise par son énergie et sa volonté de rendre hommage à tout un pan du 7e art. Le générique, coloré et un brin psychédélique, donne le ton de cette bande qui joue à fond la carte du délire cinématographique et qui s’adresse clairement aux fans nostalgiques d’une époque révolue, où l’animatronique et les effets de plateaux étaient rois. Évoquant tour à tour des titres comme Ghoulies, Leprechaun, Puppet Master ou encore Critters, Frankie Freako, avec son esthétique très années 80 et sa volonté affichée de ne pas se prendre au sérieux, renoue avec l’esprit qui animait certains films ayant fait les beaux jours des vidéoclubs. Le cinéaste veut véritablement faire plaisir aux fantasticophiles. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il remplit, dans l’ensemble, sa mission, car, sans être dénué de défauts, son film s’avère être un petit divertissement fort sympathique, faisant la part belle aux marionnettes et se permettant même des passages en stop motion. Quant aux trois petits monstres, Frankie en tête, ils sont parfois animés de manière approximative mais leur allure, et surtout, leur comportement bête et méchant (quand ils piègent la maison), font plaisir à voir, notamment face à Conor, «héros» coincé et sans charisme, qui, face à ce trio infernal, est bien obligé de sortir de sa morne routine. Alors certes, l’ensemble aurait pu être plus gore, mais les inconditionnels de cinéma Bis ne bouderont sûrement pas leur plaisir devant le spectacle proposé.

 

ERWAN BARGAIN

dernières actualités

soutenir l'écran fantastique

Soutenez les projets fantastiques de l’Ecran Fantastique ! Nous avons besoin de vous !