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V/H/S HALLOWEEN
Un opus sanglant à souhait
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USA. 2025. Réal. et scén.: Bryan M. Ferguson, Casper Kelly, Alex Ross Perry, Paco Plaza, Anna Zlokovic, R.H. Norman et Micheline Pitt-Norman. 1h55. (Insomnia)
Six histoires, prenant pour cadre Halloween, sont réunies dans ce nouvel opus de la franchise ayant pour fil rouge la fabrication d’un nouveau soda…
La franchise V/H/S poursuit son petit bonhomme de chemin. Initiée en 2012, par Brad Miska, cette saga de found-footage se présentant sous la forme d’anthologies en est aujourd’hui à son huitième opus qui réunit, comme son titre le laisse deviner, des segments en lien avec la fête d’Halloween. Évidemment, comme souvent avec ce type de projet, le résultat est inégal et certaines histoires sortent du lot. C’est le cas notamment de Coochie Cocchie Coo, le premier récit qui, après Diet Phantasma, le court-métrage introductif qui sert de fil rouge à l’ensemble, lance les hostilités de fort belle manière en nous entraînant dans les pas de deux lycéennes qui, en quête de friandises, se retrouvent enfermées dans une maison particulièrement hostile. Générant de beaux moments de tension et doté d’un humour noir réjouissant (le dénouement), cette entrée en matière est des plus réussies. Tout comme le second segment, intitulé Ut Supra Sic Infra et réalisé par Paco Plaza, qui s’est déjà frotté au found-footage avec [REC] et qui est, sans conteste, le réalisateur le plus réputé à travailler sur ce volume de la franchise. Son petit film, à défaut d’être réellement original dans sa trame, s’avère des plus convaincants et offre un final saisissant. Troisième chapitre du métrage, Fun Size est sans aucun doute le plus délirant de tous car s’apparentant, en quelque sorte, à un Charlie et la Chocolaterie gore et potache, servi par des effets spéciaux franchement efficaces. Puis vient Kidprint, l‘histoire la plus brutale, sombre et malsaine de cette anthologie où des enfants disparaissent durant la fête d’Halloween. Réalisé par Alex Ross Perry et bénéficiant d’effets gore particulièrement frappants, ce court-métrage ne laisse pas de marbre et marquera plus d’un spectateur. Enfin, ce huitième épisode de V/H/S s’achève avec Home Haunt, où une famille tient, annuellement, une maison hantée qui, cette fois, va se révéler mortelle. Ce segment, qui est probablement le moins surprenant, réserve néanmoins son lot d’images bien sanglantes et, cerise sur le gâteau, nous gratifie de la présence, dans sa distribution, du grand Rick Baker. A l’arrivée, cette nouvelle anthologie s’impose comme une réussite qui ravira les amateurs de gore sans concession.
ERWAN BARGAIN

