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BONE LAKE
L’amour à mort
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USA. 2025. Réal.: Mercedes Bryce Morgan. Scén.: Joshua Friedlander. Prod. : Jason Blumenfeld, Joshua Friedlander, Mickey Liddell, Pete Shilaimon, Jacob Yakob. Photo : Nick Matthews. Mus. : Roque Baños et Ben Cherney. Mont. : Anjoum Agrama. 1h34. Avec : Alex Roe, Maddie Hasson, Marco Pigossi, Andra Nechita. (Paramount+).
Sage et Diego, un couple visiblement uni, louent, pour le week-end, une somptueuse maison au bord d’un lac afin de passer quelques jours en amoureux. Mais dès leur arrivée, ils découvrent qu’un autre couple, Will et Cin, a également réservé la demeure. Plutôt que de gâcher ces moments précieux, tous décident de cohabiter le temps du séjour…
Mariant horreur, thriller et érotisme, Bone Lake est une production qui, sans être d’une grande originalité, tient en haleine le spectateur du début à la fin. Réalisé par Mercedes Bryce Morgan qui, en 2022, a mis en boîte, pour Shudder, l’intéressant Spoonful of Sugar, le film, qui débute de manière assez brutale par une séquence de chasse à l’homme où un couple nu, court dans la forêt avant d’être abattu à l’arbalète, instaure rapidement une atmosphère troublante, les personnalités de Will et Cin se révélant assez inquiétantes, tout comme leur attitude vis-à-vis de Diego et Sage, qui, eux, semblent être deux amants au-dessus de tout soupçon. Rapidement, une tension sexuelle s’installe entre les quatre personnages, tension qui va irradier une partie du récit (cf. l’attitude de Cin envers Diego) débutant comme un thriller avant de basculer peu à peu dans l’horreur. Un récit, par ailleurs, bien mené et qui réserve quelques surprises, telle la visite des pièces interdites, apparaissant en quelque sorte comme des indices au sein d’une intrigue où mensonges et faux-semblants vont de pair. Alors, certes, on sent venir le dénouement et certaines révélations tombent un peu comme un cheveu dans la soupe, mais l’interprétation et la réalisation étant solides, on se laisse facilement prendre au jeu. D’autant que les vingt dernières minutes sont particulièrement intenses et sanglantes. Le final, gore à souhait, ajoute évidemment au capital sympathie de cette petite production empreinte d’un humour noir fort réjouissant.
ERWAN BARGAIN




