OUR HAPPY PLACE

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OUR HAPPY PLACE
Secrets de couple
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USA. 2024. Réal. et scén. : Paul Bickel. Prod.: Paul Bickel, Raya Miles, David Ho et Tracie Thoms. Photo : Pal Bickel et Damu Malik. Mus. : David Hernandez. Mont. : David Ho, Paul Bickel et Jim Holdridge. 1h30. Avec : Raya Miles, Paul Bickel, Tracie Thoms, Carmen Serano, Damu Malik. (Amazon)

Réfugiée, en pleine pandémie, dans une maison isolée avec son mari, Raya se réveille depuis quelques jours, chaque matin, au beau milieu de la forêt sans souvenir de la nuit passée…

Production indépendante conçue avec les moyens du bord, Our Happy Place a connu une réalisation au long cours, qui s’est étalée sur plusieurs années. Débuté lors de la pandémie de Covid, le tournage s’est en effet inscrit dans la durée pour aboutir à une œuvre qui, non dénuée de défauts, a le mérite d’exister. L’histoire, qui nous promène entre passé et présent, commence de manière assez énigmatique et expose la relation qui unit Raya et son mari Paul (campé par le réalisateur et scénariste en personne) mais aussi la situation et le fait que la femme se réveille, amnésique, deux jours de suite, en pleine forêt. Les vingt premières minutes de projection sont, en ce sens assez étranges et déroutantes et dessinent les contours d’un récit à la portée symbolique distillant une angoisse sourde. Les liens très forts qui cimentent le couple sont parfaitement rendus et accentuent la dimension dramatique du métrage, nous offrant quelques moments assez touchants, à l’image de ce passage où Raya, entièrement dévouée à son époux alité (car contaminé par le coronavirus), tente de retrouver un semblant de vie normale en préparant les fêtes de Noël. Parallèlement, des évènements anormaux se produisent faisant peu à peu basculer l’action dans l’horreur. Le métrage se révèle, de la sorte, souvent intrigant et, ponctué de visions cauchemardesques, parvient à générer quelques séquences intéressantes à défaut de susciter un réel effroi. Bien interprété, Our Happy Place souffre cependant de longueurs et d’un procédé narratif un peu répétitif qui altère la tension psychologique de l’ensemble, mais aussi, malheureusement, d’un dénouement prévisible que sentira venir plus d’un spectateur.

ERWAN BARGAIN

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