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QUEENS OF THE DEAD




Zombies, paillettes et drag
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USA. 2025. Réal.: Tina Romero. Scén.: Tina Romero et Erin Judge. Prod.: Matt Miller et Natalie Metzger. Photo : Shannon Madden. Mus.: Blitz Berlin. Mont.: Aden Hakimi. 1h41. Avec : Jaquel Spivey, Katy O’Brian, Quincy Dunn-Baker, Nina West, Jack Haven, Tom Savini. (Insomnia).
Alors qu’une fête LGBTQ est organisée dans un entrepôt de Brooklyn, des morts-vivants envahissent les rues de la ville contraignant les organisateurs et acteurs de la soirée à unir leurs forces pour espérer s’en sortir indemnes…
Pour son premier long-métrage, Tina Romero, fille du grand George Andrew, reprend le flambeau de son père et nous offre un film de zombies queer et décomplexé qui apporte un peu de sang neuf au genre. Doté d’un modeste budget mais animé d’une énergie folle, le métrage, au titre évocateur, démarre sur les chapeaux de roue en nous dévoilant une drag queen qui, se rendant dans une église pour prier et se donner bonne conscience, se fait mordre par un prêtre homosexuel infecté. Dès lors le ton est donné et le récit peut se déployer en nous invitant à arpenter un univers de strass et de paillettes, hauts en couleurs. L’histoire nous entraine ainsi sur les traces d’une galerie de personnages attachants et hétéroclites devant unir leurs forces pour faire face à l’adversité. La trame n’a certes pas grand-chose d’original et exploite des recettes déjà éprouvées mais Tina Romero parvient néanmoins à tirer son épingle du jeu en jouant notamment à fond la carte de la comédie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ici et les spectateurs qui s’attendent à voir des chairs déchiquetées et du sang qui coule à flot resteront probablement sur leur faim. Même si la réalisatrice, nous offre évidemment, quelques images gore, elle privilégie, l’humour au détriment de l’horreur pure. Un choix qui produit son petit effet et qui nous vaut quelques scènes assez drôles. A cela s’ajoutent des clins d’œil savoureux à l’auteur de La Nuit des Morts-Vivants (le caméo de Tom Savini dans le rôle du maire de la ville déclarant que nous ne sommes pas dans un film de George Romero) qui raviront les fans et ce, sans être envahissants. En dépit de certaines séquences qui auraient mérité d’être plus intenses, Queens of the Dead, porté par un casting convaincant majoritairement issu de la communauté queer, s’impose, à l’arrivée, comme une sympathique série B, à la bonne humeur communicative.
ERWAN BARGAIN

