LA PAT’ PATROUILLE : LE FILM MISSION DINO

nos collections

LA PAT’ PATROUILLE : LE FILM MISSION DINO

A l’affiche :

Screenshot
Screenshot

LA PAT’ PATROUILLE : LE FILM MISSION DINO

****

(PAW Patrol : The Dino Movie). USA. 2026. Réal.: Carl Brunker. 1h28. Sortie : 5 aout.

 

Qu’un chat veuille chaparder un poisson fraîchement pêché en train de rissoler sur un barbecue, et voilà qu’un bateau de plaisance s’enflamme comme une torche.  Heureusement, le navire ultra-moderne de la Pat’Patrouille était dans le coin pour secourir les plaisanciers, chat compris, dont on appréciera l’aspect une fois bien mariné dans les flots. Mais voilà qu’une tempête se déchaîne, faisant s’échouer le navire sauveteur sur la plage d’une île inconnue où nos patrouilleurs sont accueillis par le chien Rex qui, ses pattes arrière paralysées, se meut sur l’échine d’un T-Rex des plus amicaux. Car l’île est peuplée de dinos pacifiques et, malheureusement pour elle, recèle une fabuleuse mine de diamants qui attire la convoitise du professeur Hellinger, capitaliste sans scrupules. Doit-on rappeler que PAW Patrol est à l’origine une série d’animation canadienne créée en 2013 par Keith Chapman avec pour personnages une patrouille de 6 chiots, Marcus, Zuma, Ruben, Chase, Rocky et Stella, coachés par Ryder, un jeune garçon de 11 ans, et dont la fonction, telle la Justice League of America des comics, est de chaque fois sauver le monde ?  D’où, après deux précédents films, La Pat’ Patrouille : Le Film (2021) et La Super Patrouille : Le Film (2023), ce troisième volet signé Car Brunker et dont le héros est cette fois Marcus, le petit dalmatien pompier. Pompier ? Voilà qui nous met la puce à l’oreille car, fracturant la mine, Hellinger a réveillé un volcan endormi, dont la lave incendie l’île. Comment sauver les dinos ? Si le thème vient en droite ligne du Jurassic Park de 2018, Fallen Kingdom, on ne pourra que ressentir un coup au cœur à ce simple plan de quelques bébés dinos tentant de fuir leur forêt embrasée, et trembler devant les efforts dérisoires de Marcus pour libérer l’eau qui noiera les flammes et dont la seule philosophie est «Je peux y arriver », qui sert de leçon au film. L’actualité est là, plein écran et, si l’on peut à juste titre goûter la perfection disneyenne de l’animation et la splendeur des décors menacés où, comme chez Miyazaki, la moindre feuille, le moindre brin d’herbe agité par le vent sont ciselée, c’est ce rappel qui, au-delà d’un humour bon enfant, vous poigne. Un film accessible à partir de cinq ans selon la promotion ? Pas que, loin de là.

 

Jean-Pierre ANDREVON

dernières actualités

soutenir l'écran fantastique

Soutenez les projets fantastiques de l’Ecran Fantastique ! Nous avons besoin de vous !