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DIABOLICAL
Les fantômes du passé




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(Diabolisch). Pays-Bas. 2025. Réal. et scén.: Tristan van Doorn. Prod.: Tristan van Doorn et Jeroen van Eden. Mus.: René Gijzemijter. Mont.: Jeroen van Eden. 1h32. Avec : Caroline Lichtenberg, Elske Stout, Paul Shaareman, Sam Post. (Amazon).
Jessica a grandi avec une mère souffrant de troubles psychologiques. Plusieurs années plus tard, elle commence à ressentir les mêmes symptômes que sa génitrice qui s’est donné la mort dans d’atroces circonstances…
Petite production indépendante en provenance des Pays-Bas, Diabolical, sans être déshonorant, ne laissera pas un souvenir impérissable en mémoire. Et ce, faute à un scénario qui dégage un air de déjà-vu. Le script imaginé par le cinéaste nous entraîne en effet dans les pas d’une héroïne qui se demande si elle perd la tête ou si elle est véritablement victime d’une force diabolique, un sujet qui sert de trame à d’innombrables métrages horrifiques et qui est ici exploité de manière très classique. S’appuyant sur une réalisation appliquée mais manquant de personnalité, le métrage débute de manière relativement prometteuse avant de se fondre dans une narration balisée. Ainsi, les 45 premières minutes, malgré quelques sursauts, paraissent un peu longues, Tristan van Doorn se concentrant surtout sur la psychologie fragile de son personnage principal, oubliant, par moments, de faire avancer l’action. Fort, heureusement, l’interprétation est assez convaincante, Caroline Lichtenberg, surtout connue, jusqu’ici, comme actrice de courts-métrages, livrant une prestation de qualité dans le rôle de la mère hantée par des visions cauchemardesques. De plus, le récit s’emballe dans sa dernière partie, parvenant à redonner des couleurs à un film qui jusqu’ici était un peu terne. Les révélations avec les photos et l’introduction de nouveaux personnages dynamisent une intrigue qui avait tendance à ronronner. A cela s’ajoutent quelques effets sanglants bienvenus même si le réalisateur aurait pu, en la matière, se montrer plus généreux. Bref, au final, Diabolical se révèle être une petite série B qui se laisse regarder et qui a le mérite de démontrer que le cinéma de genre hollandais ne se limite pas aux films de Dick Maas.
ERWAN BARGAIN

