U ARE THE UNIVERSE

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Seuls au monde

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(Ty-Kosmos). Ukraine/Belgique. 2024.  Réal. Et scén.: Pavlo Osrikov. Prod. : Anna Yatsenko et Volodymyr Yatsenko. Photo: Nikita Kuzmenko. Mus.: Mykyta Moiseiev. Mont.: Ivan Bannikov et Oleksiy Shamin. 1h37. Avec : Volodymyr Kravchuk, Alexia Depicker, Daria Plakhtii. (OCS Ciné+)

 

La Terre vient d’exploser et l’Humanité a été totalement décimée. Andriy, un cosmonaute, seul à bord d’un vaisseau envoyé dans l’espace pour convoyer des déchets nucléaires, reçoit, au bout de quelques mois, le message d’une Française bloquée dans une lointaine station spatiale. Il va tout mettre en œuvre pour la rejoindre…

 

Un film de SF en provenance d’Ukraine, ce n’est pas si courant, surtout à l’époque dans laquelle on vit. Raison de plus pour saluer, comme il se doit, ce formidable métrage de Pavlo Ostrikov, logiquement récompensé, en 2024, au festival de Strasbourg par l’Octopus d’or et le Méliès d’argent. Comme le dit le slogan de l’entreprise qui gère les déchets nucléaires dans son spot en animation en ouverture : «un sale boulot pour une planète propre». Une introduction amusante mais pleine de sens qui résume assez bien le ton d’un film, mêlant SF, drame, romance, suspense et comédie. En très peu de temps, le réalisateur parvient à nous faire ressentir la solitude du héros avant de planter le contexte, assez rapidement en nous montrant l’explosion de la Terre.  La présence de Maxim, le robot, confère, dès lors, une dimension humoristique à l’ensemble, d’autant qu’il est, pendant une grande partie du récit, la seule compagnie d’Andriy et qu’en plus d’être chargé de le divertir (en lui racontant des blagues souvent affligeantes), il est également là pour le cadrer et lui dire quoi faire même dans cette situation apocalyptique où tout semble dérisoire. En parallèle, les échanges qu’entretiennent le héros et Catherine sont à la fois drôles et touchants et apportent beaucoup de consistance à l’histoire, ce qui est primordial car ils représentent, finalement, le socle même de la narration. Les deux personnages se dévoilent ainsi petit à petit en racontant leur passé respectif (détail amusant Catherine, météorologue, explique venir de Bretagne et plus précisément de Saint-Brieuc et s’être installée à Paris par nécessité professionnelle) et leur quotidien à bord de leurs habitats spatial. L’interprétation, en particulier de Volodymyr Kravchuk, excellent dans le rôle d’Andriy, mais aussi celle, vocale, d’Alexia Depicker, actrice belge vue notamment dans la série «Moloch» et la comédie Colocs de choc, d’Elodie Lélu, contribue à la réussite de l’entreprise qui, servie par des effets spéciaux simples mais efficaces et un dénouement poignant, s’impose comme une œuvre réellement forte et réjouissante comme on aimerait en voir plus souvent. A découvrir absolument.

 

Erwan Bargain

Screenshot

 

 

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